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L'OURS DES PYRENEES par
Muriel LARRAZET Espèce en voie
de disparition, il a été envisagé de le réintroduire
il y a maintenant 12 ans au cur des Pyrénées, son milieu naturel
depuis très longtemps. Ce ne fut pas sans mal car les habitants n'y étaient
pas favorables : en particulier les bergers qui ont toujours eu des difficultés
à cohabiter avec eux.
Aujourd'hui, quelle est la
situation ? L'espèce peut-elle survivre ? Avant
de répondre à ces questions, nous devons commencer par décrire
cet animal "redoutable". En effet, il s'agit de mieux le comprendre
et de le faire découvrir aux plus jeunes d'entres nous.
| L'ours des Pyrénées appartient
à la famille des ursidés (comme les pandas), d'une taille variant
entre 1m70 et 2m20 pour un poids d'environ 117 kg pour une femelle et de 155 kg
pour un mâle. Il est omnivore, bien qu'il se nourrisse, le plus souvent,
de végétaux. Il nage et grimpe aux arbres.
Il peut même atteindre la vitesse de 50 km/heure (bien que cela reste exceptionnel)
ou encore retourner des pierres pouvant peser jusqu'à 100 kg.
Entre décembre et mars, il entame une semi-hibernation. On parle de "semi-hibernation"
car l'ours est capable de se réveiller à tout moment, contrairement
à d'autres animaux qui sont en hibernation "totale". S'il
est doté d'une ouïe formidable et d'un odorat très fin, il
a une vue médiocre. Concernant la femelle, elle
donne naissance entre un et trois oursons : malheureusement, la moitié
d'entre eux meurt au cours de leur première année. C'est pour cette
raison que l'espèce est menacée. Trop peu d'ours peuvent continuer
à se reproduire. De plus, il semblerait que la chasse
intensive visant leur peau et leur viande va finir par avoir raison d'eux, même
si la chasse à l'ours est interdite depuis 1972. | |  |
Le premier cri d'alerte date de 1980 date à
laquelle on ne dénombrait qu'une dizaine d'ours sur l'ensemble des Pyrénées.
C'est pourquoi, trois ours slovènes avaient été ramenés
en France (en 1996-1997) pour essayer d'enrayer cette disparition. Malheureusement,
ceux-ci ont été rapidement accusés par les bergers de décimer
leurs troupeaux. Du coup, ceux-ci, malgré les interdictions, chassent les
ours pour "se faire justice" comme ils disent et invoquent la "
légitime défense ". On peut penser abus dans leur droit de
défendre leur bêtes. Il faut alors beaucoup de patience
et d'énergie au F.I.E.P (Fond d'Intervention d'Eco-Pastoral) pour proposer
des solutions afin de faire accepter la présence de ces ours pourtant indispensable
à l'environnement des Pyrénées. Aujourd'hui
avec une vingtaine d'ours, on peut dire que les troupeaux se portent bien, même
si en 2008 on dénombre encore des pertes dans les cheptels : 163 brebis
tuées sur l'ensemble des Pyrénées. Ceci reste marginal.  | | Pourtant,
malgré ces bons résultats, la cohabitation ne semble pas encore
être à l'ordre du jour. L'entente entre le monde sauvage et le monde
animal (choisissez votre camp!) reste fragile ? En
ce qui concerne les sondages, ils montrent tous que près des trois quart
des personnes interrogées sont pour la réintroduction des ours des
Pyrénées. Oublient-ils
de préciser de quelle région viennent les sondés?! Ceux qui
sont contre, pensent-ils qu'ils pourraient mettre en péril la faune pyrénéenne?
Cette faune et cette flore n'existent nulle part ailleurs et y porter atteinte
serait un irrémédiable gâchis. |
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