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POLLUTION
ZERO DANS LE DESERT D'ATACAMA (Chili) par
Yves FRANCES  | | Pour
Cybelter, nous avons eu l'opportunité d'effectuer un périple à travers le Chili.
Pour découvrir les secrets de cette nature si riche, nous nous sommes lancés à
l'assaut de ce très beau pays, méconnu, qui s'étend sur 4300 km de côtes le long
du Pacifique. Un
ciel bleu intense et des nuits étoilées nous ont accompagné tout au long de ce
voyage. Nous
nous arrêterons tout particulièrement sur le désert d'ATACAMA, au Nord du pays,
près des frontières Bolivienne et Argentine, qui a retenu toute notre attention. Situé
sur l'ALTIPLANO, vaste plateau qui court à plus de 4000 m d'altitude jusqu'au
Pérou cette somptueuse étendue aride, est la terre la plus sèche de la planète,
certains disent même cent fois plus sèche que le Ténéré en Afrique. |
L'air
y est d'une grande pureté, sans pollution d'aucune sorte avec une grande stabilité
atmosphérique, une humidité quasi nulle, une transparence de l'air. C'est d'ailleurs
pour toutes ces raisons qu'il a été décidé de mettre en place une installation
astronomique sans précédent, installation appelée 'ALMA'. En 2010 si tout va bien,
elle déploiera ses 64 antennes télescopiques vers des galaxies très anciennes.
Elle permettra sûrement à l'humanité de franchir des pas de géants. 
| On
peut y déambuler dans un dédale de roches rouges sculptées par le vent et recouvertes
de cristaux de sel, on peut y voir les vallées de la 'Luna' et de la 'Muerte'
paysage de dunes et de canyons impressionnants Le
soleil, le sel, le vent livrent une bataille sans merci. C'est l'action de la
tectonique des plaques qui a crée ces grands plateaux arides avec ces lagunes
colorées, ces volcans enneigés ou encore ces cathédrales de pierres | |
 | Depuis
la nuit des temps la plaque sud-Américaine et la plaque Nazca située sous le pacifique
se chevauchent et ce choc permanent a fait émerger tout ce que la région compte
de Cordillères, de séismes, d'éruptions, de geysers comme ceux 'del Tatio'. Il
faut d'ailleurs se lever très tôt, s'habiller chaudement pour ne rien manquer
du spectacle car juste avant l'aube les eaux sous pression jaillissent des profondeurs
terrestres, geysers sifflants, bassins bouillonnants (certains s'y baignent d'ailleurs),
fumerolles et vapeurs blanchies par le soleil levant. A cette altitude le cœur
bat la chamade, l'oxygène se raréfie, il faut marcher à petits pas, le souffle
court. |  |
On
y découvre ainsi par endroits, des paysages hallucinants et abstraits, brûlants
le jour, glacés la nuit ; sur des Kms et des Kms il n'y a ni plante, ni mammifère,
pas un insecte rien de rien : on dirait le commencement du monde. | On
peut voir également, au sein de l'altiplano des lagunes qui reflètent l'alchimie
du sous-sol depuis des millénaires et qui par un vaste mouvement minéral produisent
du soufre, du borax, de l'iode, de la potasse,de l'or, du gypse, de l'arsenic,
du cuivre, de l'argent… Des cathédrales rocheuses somptueuses s'élèvent sur le
Salar de TARA l'un des nombreux lacs salés de l'Atacama qui concentrent 40% des
réserves mondiales de lithium, précieux minerai que l'on extrait justement à partir
de ces gisements de sel. | | |
Pas
âmes qui vivent me direz-vous ! dans ces lieux déserts qui viendrait s'y risquer
? Et
bien ils ne sont pas si déserts que ça !!! | | En
effet, surgissant dont ne sait d'où à 2400 m d'altitude apparaît comme par miracle
l'oasis de San Pedro d'Atacama. Un
réseau de petits canaux alimentés par deux rivières et de nombreuses nappes souterraines,
des maisons toutes blanches se cachant derrière des murs de terre, de la verdure,
des cultures. L'eau
douce, denrée rare, est consommée avec parcimonie et les nappes phréatiques, utilisées
notamment pour l'agriculture, sont étroitement surveillées. |
Cela
nous rappelle que, comme chacun sait, nos réserves d'eau s'amenuisent dangereusement
et dans le monde d'année en année nous sommes de plus en plus nombreux à nous
la partager, jusqu'où irons nous ? Sommes nous arrivés à la fin d'un cycle ?
Il est urgent de changer de comportement et de manière de consommer sur le plan
planétaire, ne nous laissons pas prendre au piège des robinets d'eau qui coulent
à flots, de l'eau gaspillée par nos pays riches. En
2050 la terre comptera quelques milliards d'êtres humains supplémentaires, principalement
dans les pays en voie de développement. Cela doit passer
par une solidarité entre les gens, non seulement pour notre bien, mais aussi pour
celui des générations futures : arrêtons notre égoïsme forcené. Un
des moyens de s'en sortir sera d'utiliser des technologies non polluantes plus
économes en eau, en énergie et surtout consommer mieux : ce qui est un principe
de base du développement durable. Réagissez
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