Ne
vous êtes vous jamais émerveillés devant la diversité florale ? Ne profitons-nous
pas d'une multitude de délicieux fruits et légumes? Savez-vous que nous devons
tout cela, en grande partie, à des insectes et à leur pollinisation? En
effet, les abeilles nommées parfois de manière plus familière "mouches à miel",
transportent le pollen d'une fleur à l'autre et permettent ainsi sa fécondation.
La fleur se transformera alors en un fruit, nom de l'organe protégeant les graines
ou en un légume, ou plus exactement en un fruit sec qui s'ouvre pour donner ses
graines (comme le petit pois). | |  |
"Il
y aurait plus de 20 000 espèces d'abeilles dans le monde qui contribuent à la
reproduction sexuée, et donc à la survie et à l'évolution de plus de 80% des espèces
de plantes à fleurs. Ces fleurs qui leur offrent nectar, pollen, mais aussi huile,
chaleur, parfum, leurre sexuel - ou parfois rien du tout". (Selon l'INRA,
L'institut de recherche agronomique)
Malheureusement, nous
assistons, depuis quelques années maintenant, à une mortalité importante chez
les abeilles. Il est vrai que cela touche principalement les apiculteurs, les
cultivateurs et nous-même, finalement! Nous entendons dire que les pesticides
y sont pour beaucoup. Or, ce dépeuplement est d'origine multifactorielles.
Voici
quelques causes:
Le problème, par exemple, peut provenir
de l'agriculture et c'est ici qu'entrent en jeu les pesticides ; De nombreuses
abeilles vont mourir intoxiquées en butinant le nectar empoisonné. Il se peut
aussi qu'elles ramènent ce poison au reste du groupe qui lui aussi sera contaminé.
Par contre, les effets des toxiques seront soit instantanés soit différés. De
nombreux professionnels tentent de faire face à ce fléau, et il est à noter qu'un
certain nombre de pesticides ont déjà été interdits. Pensons par exemple au Gaucho®
et au Regent TS®.
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D'autre
part, les abeilles doivent aussi faire face à des prédateurs de différents types
tels que : les fourmis, les termites, les rongeurs, pour ne citer qu'eux. Actuellement,
il y a un prédateur qui est à craindre pour les abeilles : le frelon asiatique
ou Vespa velutina. Il est déjà présent dans quelques départements français et
dans d'autres pays d'Europe. Il prolifère. On le reconnaît à sa couleur sombre
qui permet de le distinguer très nettement de l'espèce de frelon présente en Europe
dont la couleur dominante est le jaune.
Les Vespa velutina
seraient plus à craindre que leurs collègues européens. Les asiatiques patientent
en vol stationnaire devant les ruches et attaquent les ouvrières une fois qu'elles
reviennent après la récolte. Ces ouvrières serviront alors de repas pour leurs
larves. En revanche, contrairement à ceux présents en Asie, ils ne sont pas (encore?)
capables de pénétrer dans les ruches en raison de leur configuration. Espérons
que cela n'arrive jamais, sinon les dommages, déjà conséquents, ne le seront que
d'autant plus. En effet, il suffirait d'à peine cinq frelons asiatiques pour détruire
une ruche.
Enfin, dans de nombreux textes, il nous est aussi
rapporté que la diminution du nombre des abeilles pourrait aussi être attribuée
à l'aménagement du territoire et plus particulièrement aux travaux d'urbanisme.
Les abeilles trouveraient de moins en moins d'endroits où s'établir. Pour plus
de précisions quant aux raisons de la mortalité des abeilles nous vous conseillons
de vous référer à l'arbre
des causes d'Haubruge et al, 2005.
Alors que faire
? Il est vrai que de nombreuses mesures ont été prises ou le seront pour lutter
contre cette surmortalité.
Mais, réfléchissons, nous aussi,
aux moyens d'agir localement, chacun, avec nos ressources.
 | Tout
d'abord, il est possible de disposer de la flore mellifère chez soi tels que le
tournesol ou la bruyère pour ne citer qu'eux. Ainsi, Les abeilles seront ravies
de venir, discrètement et utilement, profiter de ce rassemblement floral, de ces
" plantes-ressources. " De plus, cela ne fera qu'égayer votre extérieur (une terrasse
par exemple). |  |
Par
contre, pour traiter ces plantes apicoles, il est nécessaire d'éviter l'utilisation
de produits chimiques, et de valoriser des produits naturels ayant des vertus
protectrices et favorisant la croissance. A titre d'exemple, ma grand-mère vous
conseillerait de retourner aux bonnes vieilles techniques telles que : le désherbage
manuel, le dépôt de feuilles de thé infusé aux pieds des plants (merveilleux engrais!)
ou encore penser à diluer du liquide vaisselle et le vaporiser afin d'éviter les
ravageurs.
Si vous repérez un nid de frelons asiatiques
près de chez vous, n'hésitez surtout pas à faire appel aux pompiers.
De
toute manière, il nous faut être vigilant dans nos comportements. Et pour faire
un parallèle avec " l'Effet Papillon ", de petites actions peuvent avoir de grands
effets positifs. C'est par l'engagement de tous dans des attitudes responsables
qu'il pourra y avoir du changement. L'homme, dans son égoïsme, a cru qu'il devait
seul se procurer sa nourriture, alors qu'en vérité, il dépend de tout l'écosystème.
Nous sommes interdépendants alors apprenons à nous soutenir
les uns les autres!
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